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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 16:30

Toute occasion est bonne pour prendre le thé, à plus forte raison lorsqu'il est servi dans les superbes tasses et théières de Gabby Malpas. Rien de tel que ce petit réconfort chaud et parfumé pour être requinqué et oublier la nouvelle semaine de labeur qui se profile ... 

 

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Il est bien rare qu'une journée se passe sans que l'occasion se présente de boire du thé, d'en entendre parler ou de lire quelque chose sur le sujet. C'est vrai dans pratiquement tous les pays du monde, quelles que soient les origines ethniques ou les convictions religieuses et politiques de ses habitants. Le thé est présent à l'usine et au bureau, dans le train, dans l'avion. On le boit au sommet des plus hautes montagnes, au plus profond des déserts et des forêts, sur les mers et sous les mers. On le boit dans de délicates tasses de porcelaine translucide, ou dans de solides bols de terre cuite. Dans la vaisselle la plus coûteuse, dans une tasse de jade posée sur une soucoupe d'or, aussi bien que dans une chope militaire toute ébréchée.  Par nature, sans ostracisme, il appartient à chaque foyer. Il participe à une forme d'hospitalité que le riche peut offrir au pauvre ou le pauvre au riche sans la moindre réticence, sans la moindre gêne de part et d'autre. Il ponctue le bonheur d'être chez soi et débarrasse nos nerfs de leurs tensions et de leurs faiblesses.

J.M. Scott - Histoire du thé

 

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Published by Clairedelune - dans L'Heure du Thé
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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 22:30

C'est en compagnie de Cosette et Marius, célèbre couple des Misérables de Victor Hugo, et des toiles d'un de mes peintres préférés, Henri Martin que je vous invite à fêter les amoureux pour finir cette journé du 14 février. Une bien tendre célébration !

 

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Ils vivaient dans ce ravissant état qu'on pourrait appeler l'éblouissement d'une âme par une âme.

 

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... Quand ils étaient là, ce jardin semblait un lieu vivant et sacré. Toutes les fleurs s'ouvraient autour d'eux et leur envoyaient de l'encens ; eux, ils ouvraient leurs âmes et les répandaient dans les fleurs. La végétation lascive et vigoureuse tressaillait pleine de sève et d'ivresse autour de ces deux innocents, et ils disaient des paroles d'amour dont les arbres frissonnaient. Qu'étaient-ce que ces paroles ? Des souffles. Rien de plus. Ces souffles suffisaient pour troubler et pour émouvoir toute cette nature. Puissance magique qu'on aurait peine à comprendre si on lisait dans un livre ces causeries faites pour être emportées et dissipées comme des fumées par le vent sous les feuilles. Otez à ces murmures de deux amants cette mélodie qui sort de l'âme et qui les accompagne comme une lyre, ce qui reste n'est plus qu'une ombre ;

 

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Marius se figurait la vie avec Cosette comme cela, sans autre chose ; venir tous les soirs rue Plumet, déranger le vieux barreau complaisant de la grille du président, s'asseoir coude à coude sur ce banc, regarder à travers les arbres la scintillation de la nuit commençante, faire cohabiter le pli du genou de son pantalon avec l'ampleur de la robe de Cosette, lui caresser l'ongle du pouce, lui dire tu, respirer l'un après l'autre la même fleur, à jamais, indéfiniment. Pendant ce temps-là les nuages passaient au dessus de leur tête. Chaque fois que le vent souffle, il emporte plus de rêves de l'homme que de nuées du ciel.

 

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Que ce chaste amour presque farouche fût absolument sans galanterie, non. "Faire des compliments" à celle qu'on aime est la première façon de faire des caresses, demi-audace qui s'essaie. Le compliment, c'est quelque chose comme le baiser à travers le voile. La volupté y met sa douce pointe, tout en se cachant. Devant la volupté le coeur recule, pour mieux aimer. Les cajoleries de Marius, toutes saturées de chimère, étaient, pour ainsi dire, azurées. Les oiseaux, quand ils volent là-haut du côté des anges, doivent entendre de ces paroles-là. Il s'y mêlait pourtant la vie, l'humanité, toute la quantité de positif dont Marius était capable. C'était ce qui se dit dans la grotte, prélude de ce qui se dira dans l'alcôve, une effusion lyrique, la strophe et le sonnet mêlés, les gentilles hyperboles du roucoulement, tous les raffinements de l'adoration arrangés en bouquet et exhalant un subtil parfum céleste, un ineffable gazouillement de coeur à coeur.

 

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Toute la personne de Cosette était naïveté, ingénuité, transparence, blancheur, candeur, rayon. On eût pu dire de Cosette qu'elle était claire. Elle faisait à qui la voyait une sensation d'avril et de point du jour. Il y avait de la rosée dans ses yeux. Cosette était une condensation de lumière aurorale en forme de femme. Il était tout simple que Marius, l'adorant, l'admirât. Mais la vérité est que cette petite pensionnaire, fraîche émoulue du couvent, causait avec une pénétration exquise et disait par moments toutes sortes de paroles vraies et délicates. Son babil était de la conversation. elle ne se trompait sur rien, et voyait juste. La femme sent et parle avec le tendre instinct du coeur, cette infaillibilité. Personne ne sait comme une femme dire des choses à la fois douces et profondes. la douceur et la profondeur, c'est là toute la femme ; c'est là tout le ciel.

 

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Le permanent et l'immuable subsistent. On s'aime, on se sourit, on se rit, on se fait des petites moues avec le bout des lèvres, on s'entrelace les doigts des mains, on se tutoie, et cela n'empêche pas l'éternité. Deux amants se cachent dans le soir, dans le crépuscule, dans l'invisible, avec les oiseaux, avec les roses, ils se fascinent l'un l'autre dans l'ombre avec leurs coeurs qu'ils mettent dans leurs yeux, ils murmurent, ils chuchotent, et pendant ce temps-là, d'immenses balancements d'astres emplissent l'infini.

 

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  Marius avait momentanément oublié tout cela ; il ne savait même pas le soir ce qu'il avait fait le matin, ni où il avait déjeuné, ni qui lui avait parlé ; il avait des chants dans l'oreille qui le rendaient sourd à toute autre pensée, il n'existait qu'aux heures où il voyait Cosette. Alors, comme il était dans le ciel, il était tout simple qu'il oubliât la terre. Tous deux portaient avec langueur le poids indéfinissable des voluptés immatérielles. Ainsi vivent des somnambules qu'on appelle les amoureux ! ... Aimer remplace presque penser. L'amour est un ardent oubli du reste. Pour Cosette et Marius rien n'existait plus que Marius et Cosette. L'univers autour d'eux était tombé dans un trou. Ils vivaient dans une minute d'or. Il n'y avait rien devant, rien derrière.

 

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De quoi donc parlaient-ils, ces amants ? On l'a vu, des fleurs, des hirondelles, du soleil couchant, du lever de la lune, de toutes les choses importantes. Ils s'étaient dit tout, excepté tout. Le tout des amoureux, c'est le rien... Donc, ces deux êtres vivaient ainsi, très haut, avec toute l'invraisemblance qui est dans la nature ; ni au nadir, ni au zénith, entre l'homme et le séraphin, au dessus de la fange, au dessous de l'éther, dans le nuage ; à peine os et chair, âme et extase de la tête aux pieds ; déjà trop sublimés pour marcher à terre, encore trop chargés d'humanité pour disparaître dans le bleu, en suspension comme des atomes qui attendent le précipité ; en apparence hors du destin, ignorant cette ornière, hier, aujourd'hui, demain ; émerveillés, pâmés, flottants, par moments, assez allégés pour la fuite dans l'infini ; presque prêts pour l'envolement éternel.

 

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Ils dormaient éveillés dans ce bercement. O léthargie spendide du réel accablé d'idéal ! Quelquefois, si belle que fût Cosette, Marius fermait les yeux devant elle. Les yeux fermés, c'est la meilleure manière de regarder l'âme. Marius et Cosette ne se demandaient pas où cela les conduirait ; ils se regardaient comme arrivés. C'est une étrange prétention des hommes de vouloir que l'amour conduise quelque part.

 

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Puretés limpides. Heures toutes blanches ; presque toutes pareilles. Ce genre d'amours-là est une collection de feuilles de lis et de plumes de colombes.... Jamais le ciel n'avait été plus constellé et plus charmant, les arbres plus tremblants, la senteur des herbes plus pénétrante ; jamais les oiseaux ne s'étaient endormis dans les feuilles avec un bruit plus doux ; jamais toutes les harmonies de la sérénité universelle n'avaient mieux répondu aux musiques intérieures de l'amour ; ... il semblait qu'ils eussent tellement mêlé leurs âmes que, s'ils eussent voulu les reprendre, il leur eût été impossible de les reconnaître ... Marius était quelque chose qui faisait partie de Cosette et Cosette était quelque chose qui faisait partie de Marius. Marius sentait Cosette vivre en lui. Avoir Cosette, posséder Cosette, cela pour lui n'était pas distinct de respirer. 

 

Victor Hugo - Les Misérables (extraits)

 

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 20:00

Voici pour la Saint-Valentin une tirade d'Alphonse Allais qui me mettait en joie dans ma jeunesse, et que nous prenions plaisir à déclamer en famille pour rire et nous jouer de la conjugaison ... Elle produit toujours le même effet aujourd'hui, même si l'amoureux en question ne semble pas être payé de retour ! Et pour l'illustrer, je vous propose la toile de l'artiste argentin Félix Aberasturi.

 

http://www.felixaberasturi.com/siteimages/%C2%AB%20La%20rivi%C3%A8re%20coulait%20sans%20arr%C3%AAt%20%E2%80%A6%20temps%20suspendu%20%E2%80%A6%20son%20parfum%20%E2%80%A6%20%C2%BB.jpg

 

La Complainte amoureuse

Oui, dès l’instant que je vous vis,
Beauté féroce, vous me plûtes ;
De l’amour qu’en vos yeux je pris,
Sur-le-champ vous vous aperçûtes ;
Mais de quel air froid vous reçûtes
Tous les soins que pour vous je pris !
En vain je priai, je gémis :
Dans votre dureté vous sûtes
Mépriser tout ce que je fis.
Même un jour je vous écrivis
Un billet tendre que vous lûtes,
Et je ne sais comment vous pûtes
De sang-froid voir ce que j’y mis.
Ah ! fallait-il que je vous visse,
Fallait-il que vous me plussiez,
Qu’ingénument je vous le disse,
Qu’avec orgueil vous vous tussiez !
Fallait-il que je vous aimasse,
Que vous me désespérassiez,
Et qu’en vain je m’opiniâtrasse,
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m’assassinassiez !

Alphonse Allais (1854-1905)

 

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 08:00

Février, es-tu là ? On en douterait presque en l'absence des frimas redoutés de l'hiver. Alors, puisqu'il n'est pas possible de faire des bonhommes de neige, des glissades en luge, des promenades dans des paysages immaculés, il nous reste le festin de crêpes, ou plus festif, les déguisements du carnaval. Vours pouvez aussi profiter des jours qui rallongent pour entretenir un peu votre jardin. Sinon il vous reste à découvrir les petites poésies choisies, ainsi que les illustrations d'Eugène Grasset et Pieter Casteels qui ont tenu, à leur manière, à mettre chaque mois à l'honneur. Et attention, le froid n'a peut-être pas dit son dernier mot !

 

http://2.bp.blogspot.com/_mwh6aPsQM3Y/TNqVYhcWdgI/AAAAAAAAIxM/tYABpvrmZto/s640/Grasset%252BCalendrier%252BLa%252BBelle%252BJardini%25C3%25A8re%252BF%25C3%25A9vrier%252B1896%255B1%255D.jpg

 

  Février

Aux pans du ciel l'hiver drape un nouveau décor ;
Au firmament l'azur de tons roses s'allume ;
Sur nos trottoirs un vent plus doux enfle la plume
Des petits moineaux gris qu'on y retrouve encor.

Maint coup sec retentit dans la forêt qui dort ;
Et, dans les ravins creux qui s'emplissent de brume,
Aux franges du brouillard malsain qui nous enrhume
L'Orient plus vermeil met une épingle d'or.

Folâtre, et secouant sa clochette argentine,
Le bruyant Carnaval fait sonner sa bottine
Sur le plancher rustique ou le tapis soyeux ;

Le spleen chassé s'en va chercher d'autres victimes ;
La gaîté vient s'asseoir à nos cercles intimes...
C'est le mois le plus court : passons-le plus joyeux

Louis-Honoré FRÉCHETTE   (1839-1908)

 

http://www.repro-tableaux.com/kunst/afterpieter_casteels/february_from_twelve_months_of.jpg

 

Apparemment, la Nature est à l'oeuvre,
Les limaces sortent de leurs repaires.
Les abeilles bourdonnent,
Les oiseaux volettent
Et l'hiver qui sommeille
En plein air
Porte sur le visage
Un rêve de printemps

S.T. Coleridge

 

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Quelques dictons, pour finir :

Quoique court, février est le plus méchant de tous.
Pluie de février vaut jus de fumier.
La veille de la Chandeleur, l'hiver passe ou reprend vigueur.
Belle avoine de février donne espérance au grenier.
La neige qui tombe en février, la poule l'emporte avec le pied.

  Source : Le Journal retrouvé d'Edith Holden

 

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Published by Clairedelune - dans Nature en poésie
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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 23:00

Virevoltant comme des papillons, dévoilées ou revêtues de gants, dans le plus simple appareil ou ornées de bagues, agitant un mouchoir ou tenant un éventail, les mains sont très présentes dans la mode. Légères et habiles, elles représentent la beauté par leur finesse, l'ovale délicat des doigts, ou bien la gaieté et l'extravagance par leur habillement, la couleur ou la brillance des ongles, la richesse ou la singularité des bagues. Précieux auxiliaires de métamorphose, ce sont elles qui s'activent avec frivolité pour transformer la femme en une gravure de mode. Expressives aussi, elles savent créer la magie, l'émotion, le rêve, l'insouciance. Fragiles mais agiles, mouvantes et changeantes, timides ou impérieuses, mutines ou cérémonieuses, on les contemple comme de beaux oiseaux, avec l'envie de les tenir et de les caresser. Les illustrations suivantes le prouvent, sorties tout droit de l'imagination de Georges Lepape, René Gruau, Eduardo Garcia Benito ou William Bolin.

 

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 20:00

C'était une rencontre magique, une apparition dans le brouillard où le temps s'immobilise ...

Saisies d'une égale curiosité, longuement nous nous sommes dévisagées.

C'était non loin de Cauterets, au milieu de l'été.

 

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Paysage avec vaches. Ou plutôt vaches paysage. Tout en monts bossués et en vals traversés de rigoles de plis et de racines saillantes. Massif montueux du ventre posé sur le tronc des minces pattes. Pente douce du museau qui s'évase en plaine jusqu'à la falaise du front. Puis, le méplat franchi, glisse en rivière entre les omoplates, rejoint le relief arrondi de la croupe, puis s'épand en pentes douces des deux côtés des buttes osseuses du fessier fendu par une raie culière en ravine profonde. Vaches cosmiques en continuum des troupes d'étoiles, du plat des champs jaunis, du moutonnement des collines qui prolonge le brun et le bleuté du cuir. Fondu enchaîné de vaches, qui, au clignement du regard, tantôt saillent du fond du ciel, leur silhouette nettement découpée en ombre chinoise dans la pâleur du petit matin, tantôt se confondent à la terre et à la brume dans un roulis de formes effacées.

Claude Ber

 Collection "Carnets"  Vues de vaches  Editions L'amourier

 

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Published by Clairedelune - dans Folle des Vaches
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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 13:00

Depuis la rentrée, je commande un panier de légumes bio livré directement sur mon lieu de travail, système bien pratique pour s'éviter quelques courses le week-end et manger des aliments de saison de qualité. Chaque jeudi soir donc, me voici rentrant à la maison munie de mon précieux chargement avec un emploi du temps tout tracé : mitonner mes petits légumes. Et à ma grande surprise, moi qui cuisinais peu, me voici avec un certain bonheur, à laver, préparer, cuire et déguster ces sources de vitamines. Si un légume nous rebute, pas de problème, on peut l'échanger contre un autre. Vivent les soupes, les grands saladiers de salade verte, et les légumes "nature" cuits à la vapeur. Cette semaine, outre les carottes, poireaux, pommes de terre, oignons et salade, nous avions droit à un beau chou vert et 1,8kg à 2kg de musqué de provence. Après vérification sur internet, il s'est avéré que le musqué de provence est une variété de courge. Pas d'hésitation sur ce que j'allais préparer : un velouté et un genre de potée. Que du bon pour la santé ! Et voilà le résultat ci-dessous ...

 

Velouté-de-Courge.jpg

 

Pour voir la recette utilisée : cliquez ici

(faite avec un litre de lait + eau et 2 pommes de terre)

 

Chou-braise.jpg

 

Recette utilisée : livre "cocotte minute" en l'adaptant, avec des saucisses,

des pommes de terre et plus de carottes et d'oignons, ail, persil ...

 

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Published by Clairedelune - dans Testé et Recommandé
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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 08:00

Ce dimanche s'annonce maussade et peu propice à la promenade. Alors, pourquoi ne pas jouer aux échecs et réfléchir à nos stratégies ? Ce jeu ancien et très populaire a inspiré beaucoup d'artistes, mais j'ai choisi de vous offrir surtout des représentations de joueuses. Peut-être parce qu'on parle beaucoup plus des hommes dans les compétitions et que les championnats du monde d'échec féminin n'existent que depuis 1927. Peut-être aussi parce que, avouons-le, je suis souvent perdante et qu'il s'agit là, en quelque sorte, d'une revanche par interposition. Et puis, elles sont magnifiques ces femmes, absorbées ou rêveuses, sérieuses ou enjouées, merveilleusement vêtues ... Bon, prêtes pour une partie, les filles ? Et au cas où vous auriez oublié les règles, je vous les joins en fin d'article, sous forme poétique !

 

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http://www.the-athenaeum.org/art/display_image.php?id=40908

 

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Une revanche de Waterloo ou Une partie d'Échecs (extrait)

Le champ clos a croisé soixante-quatre cases ;
Aux deux extrémités, les tours posent leurs bases,
Ces formidables tours, ces tours qu'un doigt savant
Comme aux sièges romains fait rouler en avant :
Sur des chevaux sans mors des cavaliers fidèles,
Lestes et menaçants, se placent auprès d'elles ;
À franchir deux carrés ils bornent leurs élans,
Et tombent, de côté, sur les noirs ou les blancs.
Ces pièces vont ainsi ; l'amitié les a jointes
Aux fous, sages guerriers qui partout font des pointes.
Puis la dame se place et garde sa couleur ;
Nul combattant du jeu ne l'égale en valeur :
Elle vole d'un bond de l'une à l'autre zone ;
C'est Camille au pied leste, invincible amazone ;
Elle veille, et défend les pièces d'alentour,
Par la force du fou, réunie à la tour.
Près d'elle le roi siège ; hélas ! il garde un trône
Que mine le complot, que l'astuce environne ;
Ce monarque, toujours menacé du trépas,
Pour tromper l'ennemi ne peut faire qu'un pas ;
Toutefois, quand sa force est enfin abattue,
Par respect pour son nom, personne ne le tue ;
Il est échec et mat ; son dernier jour a lui,
Et tous ses serviteurs sont morts auprès de lui.
Huit modestes pions, soldats de même taille,
Gardent l'état-major sur un front de bataille ;
Un pas leur est permis ; un ou deux, jamais trois ;
Troupe vile immolée aux caprices des rois :
Ils ne prennent qu'en pointe ; et pourtant il arrive
Qu'un d'eux, soldat heureux, aborde l'autre rive ;
Alors il se grandit ; ce soldat parvenu
Des dépouilles d'un chef habille son corps nu :
Il se métamorphose en tour ; il devient reine ;
Il choisit dans les morts, étendus sur l'arène ,
Un chef de sa couleur, par sa force cité,
L'heureux pion le touche, il l'a ressuscité.

Joseph MÉRY Poème dédié à Mme la Princesse Belgiojoso

(PARIS, club des Panoramas, 1836)

 

 

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Published by Clairedelune - dans Art et Culture
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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 15:00

Peut-être en circulant à pied ou en voiture à Carcassonne, les avez-vous remarquées, ces armoires électriques si joliment décorées ? Au point que l'on ne pense plus à leur utilité première mais qu'on les regarde d'un autre oeil, celui de l'amateur d'art. N'exagérons pas, me direz-vous. Bon, je reconnais qu'elles ne peuvent rivaliser avec les toiles que l'on admire dans les musées, cependant je trouve que ceux qui les ont ainsi habillées nous rendent la vie urbaine bien plus belle ! Bon, maintenant, Carcassonnaises et Carcassonnais, et vous visiteurs de passage dans notre bastide, en piste : il s'agit de les trouver dans notre bonne ville, et la tâche se corse si parfois certaines de nos armoires se transforment en panneaux d'affichage ... mais j'en dis trop !  Prêts à relever le défi ?

 

Armoire-Cite.jpg

 

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 18:00

Mais oui, c'est moi avec mes gros sabots, qui viens vous souhaiter une année florissante à tous égards ! Même si la vie n'est pas forcément rose, c'est décidé, nous ne serons pas moroses : nous allons oser. Oser nous lever et agir,  oser parler et dire, oser la couleur et le rire, oser braver le pire. Viser l'apothéose, devenir virtuose, peut-être dans les petites choses et puis savoir faire une pause. Un beau programme que l'on peut vivre aussi grâce au poème d'Emile Verhaeren, cadeau pour cette nouvelle année.

 

Mes-voeux-copie-1.jpg

 

L'action (extraits)

Lassé des mots, lassé des livres,
Qui tiédissent la volonté,
Je cherche, au fond de ma fierté,
L'acte qui sauve et qui délivre.

La vie, elle est là-bas, violente et féconde,
Qui mord, à galops fous, les grands chemins du monde.
Dans le tumulte et la poussière,
Les forts se sont pendus à sa crinière
Et, soulevés par elle et par ses bonds,
De prodige en prodige,
Ils ont gravi, à travers pluie et vent, les monts
Des audaces et des vertiges.

L'action !
J'en sais qui la dressent dans l'air
Tragiquement, sur ciel d'orage,
Avec des bras en sang et des clameurs de rage ;
D'autres qui la rêvent sourde et profonde,
Comme une mer
Dont l'abîme repousse et rejette les ondes.
J'en sais qui l'espèrent vêtue
Du silence charmeur des fleurs et des statues.

La vie en cris ou en silence,
La vie en lutte ou en accord,
Avec la vie, avec la mort,
La vie âpre, la vie intense,
Elle est là-bas, sous des pôles de cristal blanc
Où l'homme innove un chemin lent ;
Elle est ici dans la ferveur ou dans la haine
De l'ascendante et rouge ardeur humaine ;
Elle est parmi les flots des mers et leur terreur
Sur des plages dont nul n'a exploré l'horreur ;
Elle est dans les forêts aux floraisons lyriques,
Qui décorent les monts et les îles d'Afrique ;
Elle est où chaque effort grandit,
Geste à geste, vers l'infini,
Où le génie extermine les gloses,
Criant les faits, montrant les causes
Et préparant l'élan des géantes métamorphoses.

Oh ! vivre et vivre et vivre et se sentir meilleur
A mesure que bout plus fervemment le coeur ;
Vivre plus clair, dès qu'on marche en conquête ;
Vivre plus haut encor, dès que le sort s'entête
A dessécher la sève et la force des bras ;
Rêver, les yeux hardis, à tout ce qu'on fera
De pur, de grand, de juste en ces Chanaans d'or
Qui surgiront, quand même, au bout du saint effort ;

Oh ! vivre et vivre, éperdument,
En ces heures de solennel isolement,
Où le désir attise, où la pensée anime,
Avec leurs espoirs fous, l'existence sublime.

Emile Verhaeren

 

 

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Published by Clairedelune - dans Pensées particulières
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