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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 01:20

Enfin, voilà le printemps : il vient d'ouvrir son parachute de pétales roses, bleus, blancs, de pétales rouges, jaunes et violets, de vêtir son costume vert tout neuf, de vaporiser son parfum suave de fleurs et il s'élance dans le ciel d'azur ! Comme nous l'attendions avec impatience pour qu'il répande dans l'atmosphère ce zeste de douceur, ce soupçon de gaieté, cette belle lumière, cette joie, cet élan qui donnent envie de partir se promener le nez frémissant, l'oreille attentive, les yeux éblouis par les couleurs qui se déploient partout, par cette légèreté, ces chants d'oiseaux qui  font fredonner ... Oui, le voilà ce beau monsieur, porté par les ailes des papillons, poussé par le vent, qui se prépare à atterrir sur la piste des prés tendres et à illuminer notre monde : Bienvenue parmi nous !

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Un printemps tout neuf

Un arbre sourit de toutes ses fleurs.
Des ramiers s'en vont, à deux, vers le fleuve.
Le coucou vivant au bois donne l'heure :
Voici le printemps dans sa robe neuve !

Quel joli printemps aux yeux de pervenche,
Aux lèvres de rose, aux doigts de lilas !
La vie sur l'hiver a pris sa revanche
Et danse en chantant un alléluia.

Marc Alyn

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Printemps

C'est la jeunesse et le matin.
Vois donc, ô ma belle farouche,
Partout des perles : dans le thym,
Dans les roses, et dans ta bouche.

L'infini n'a rien d'effrayant ;
L'azur sourit à la chaumière
Et la terre est heureuse, ayant
Confiance dans la lumière.

Quand le soir vient, le soir profond,
Les fleurs se ferment sous les branches ;
Ces petites âmes s'en vont
Au fond de leurs alcôves blanches.

Elles s'endorment, et la nuit
A beau tomber noire et glacée,
Tout ce monde des fleurs qui luit
Et qui ne vit que de rosée,

L'oeillet, le jasmin, le genêt,
Le trèfle incarnat qu'avril dore,
Est tranquille, car il connaît
L'exactitude de l'aurore.

Victor Hugo (1802-1885) "Les chansons des rues et des bois" 1865

 

 

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Le printemps est arrivé, sors de ta maison
Le printemps est arrivé, la belle saison
L'amour et la joie sont revenus chez toi
Vive la vie et vive le vent, vive les filles en tablier blanc
Vive la vie et vive le vent et vive le printemps !
Dépêche-toi, dépêche-toi, ne perds pas de temps
Taille ton arbre et sème ton champ, gagne ton pain blanc
L'hirondelle et la fauvette, c'est la forêt qui me l'a dit
L'hirondelle et la fauvette, ont déjà fait leur nid.
Y a le printemps qui te réveille, t'as le bonjour du printemps
Y a le printemps qui t'ensoleille, oh, le coquin de printemps

Le printemps nous a donné le joli lilas
Le printemps nous a donné du rire en éclats
Et plein de bonheur pour nous chauffer le cœur
Vive la vie et vive le vent, vive les filles en tablier blanc
Vive la vie et vive le vent et vive le printemps !
Dépêche-toi, dépêche-toi, ne perds pas de temps
Donne ta sève et donne ton sang pour faire un enfant
L'hirondelle et la fauvette, c'est la forêt qui me l'a dit
L'hirondelle et la fauvette, ont déjà des petits.

Y a le printemps qui te réveille, t'as le bonjour du printemps
Y a le printemps qui t'ensoleille, oh, le coquin de printemps
Y a le printemps qui te réveille, t'as le bonjour du printemps.

Le Printemps - Michel Fugain

 

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Le papillon

Le papillon qui s’éveille
Et sort de sa chrysalide
Aux rayons qui l’ensoleille
Chauffe ses ailes humides.

En les déployant ses ailes
Brillent de teintes variées
Qui au soleil étincèlent
En ocelles colorées.

Puis insouciant il volète
Visitant chaque corolle
Pour y butiner des miettes
De pollen dont il raffole.

Il inspecte ainsi la flore
Arrive en valses légères
Au buddleia (1) qu’il adore
Pour ses senteurs printanières.

En voltigeant il explore
Chaque espèce florifère.
Heureusement il ignore
Sa destinée éphémère.

Robert Calmels

(1) Le buddleia, appelé également "arbre à papillons" et "lilas d'été" est un buisson d'ornement qui se couvre de fleurs colorées.

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Le papillon

Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
Sur l'aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
S'enivrer de parfums, de lumière et d'azur,
Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
S'envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,
Voilà du papillon le destin enchanté !
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté !

Alphonse de LAMARTINE (1790-1869)

 

 

 

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  Le printemps

Au printemps, c'est dans les bois nus
Qu'un jour nous nous sommes connus.

Les bourgeons poussaient vapeur verte.
L'amour fut une découverte.

Grâce aux lilas, grâce aux muguets,
De rêveurs nous devînmes gais.

Sous la glycine et le cytise,
Tous deux seuls, que faut-il qu'on dise ?

Nous n'aurions rien dit, réséda,
Sans ton parfum qui nous aida.

Charles Cros (1842-1888) ("Le coffret de santal")

 

  http://objects.artspan.com/member/gjanda/500/45603.jpg

 

Joie du printemps

Au printemps, on est un peu fou,
Toutes les fenêtres sont claires,
Les prés sont pleins de primevères,
On voit des nouveautés partout.
Oh! regarde, une branche verte !
Ses feuilles sortent de l'étui !
Une tulipe s'est ouverte...
Ce soir, il ne fera pas nuit,
Les oiseaux chantent à tue-tête,
Et tous les enfants sont contents
On dirait que c'est une fête...
Ah! que c'est joli le printemps !

Lucie Delarue-Mardrus

 

 

 

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       Impression de printemps

Il est des jours - avez-vous remarqué ? -
Où l'on se sent plus léger qu'un oiseau,
Plus jeune qu'un enfant, et, vrai ! plus gai
Que la même gaieté d'un damoiseau.

L'on se souvient sans bien se rappeler ...
Évidemment l'on rêve, et non, pourtant.
L'on semble nager et l'on croirait voler.
L'on aime ardemment sans amour cependant

Tant est léger le cœur sous le ciel clair
Et tant l'on va, sûr de soi, plein de foi
Dans les autres, que l'on trompe avec l'air
D'être plutôt trompé gentiment, soi.

La vie est bonne et l'on voudrait mourir,
Bien que n'ayant pas peur du lendemain,
Un désir indécis s'en vient fleurir,
Dirait-on, au cœur plus et moins qu'humain.

Hélas ! faut-il que meure ce bonheur ?
Meurent plutôt la vie et son tourment !
Ô dieux cléments, gardez-moi du malheur
D'à jamais perdre un moment si charmant.

Paul Verlaine

 

 

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Premier sourire du printemps

Tandis qu'à leurs œuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.

Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort,
Il repasse des collerettes
Et cisèle des boutons d'or.

Dans le verger et dans la vigne,
Il s'en va, furtif perruquier,
Avec une houppe de cygne,
Poudrer à frimas l'amandier.

La nature au lit se repose ;
Lui descend au jardin désert,
Et lace les boutons de rose
Dans leur corset de velours vert.

Tout en composant des solfèges,
Qu'aux merles il siffle à mi-voix,
Il sème aux prés les perce-neiges
Et les violettes aux bois.

Sur le cresson de la fontaine
Où le cerf boit, l'oreille au guet,
De sa main cachée il égrène
Les grelots d'argent du muguet.

Sous l'herbe, pour que tu la cueilles,
Il met la fraise au teint vermeil,
Et te tresse un chapeau de feuilles
Pour te garantir du soleil.

Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d'avril tournant la tête,
Il dit : " Printemps, tu peux venir ! "

Théophile Gautier (1811-1872 -"Émaux et camées")

 

 

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Tout ce qui vit autour de nous,
Sous la douce et fragile lumière,
Herbes frêles, rameaux tendres, roses trémières,
Et l'ombre qui les frôle et le vent qui les noue,
Et les chantants et sautillants oiseaux
Qui follement s'essaiment,
Comme des grappes de joyaux
Dans le soleil,
Tout ce qui vit au beau jardin vermeil,
Ingénument, nous aime ;
Et nous,
Nous aimons tout ...

Le printemps d'Emile Verhaeren (extrait)

 

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La noce des oiseaux

Les arbres se sont habillés de couleurs pastels,
Jonquilles, crocus ont bravé la fraîcheur du temps,
Que déjà, les oiseaux publient leurs noces dans le ciel.
Neiges et froidures sont parties : " vive le Printemps ! "

Immense symphonie, où des millions de fleurs,
Se mélangent en un jour, aux bourgeons de velours
D'un coup de baguette magique : le ciel sort ses couleurs
Pour éblouir nos yeux, il devient troubadour.

Dans un ballet de cabrioles fantastiques
Les oiseaux dansent, s'accouplent et préparent leur nid,
Guidés par une force invisible et mystique,
Leur chant monte en hommage : au Maître de Symphonie.

Les oiseaux se sont embrassés sur les branches,
Et des angelots coquins ont ajusté leurs flèches...
Etrange ! tout ce que le Printemps en un jour change !

Les arbres se sont habillés de couleurs pastels,
Tandis que sous leurs branches les amoureux de mèche,
Se content fleurette quand roucoulent les tourterelles.

Jean-Claude Brinette

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Quand le soleil, comme un chasseur,
tapi sous l’horizon,
se fut dressé avec son fusil rouge,
la neige ouvrant d’immenses ailes
s’envola pour toujours vers le nord
et ce fut le printemps.
Extrait de Amoureuses, Pierre Chatillon 

 

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La nuit meurt, l'hiver fuit ; maintenant la lumière,
Dans les champs, dans les bois, est partout la première ...
Accourez, la forêt chante, l'azur se dore,
Vous n'avez pas le droit d'être absents de l'aurore.
Je suis un vieux songeur et j'ai besoin de vous,
Venez, je veux aimer, être juste, être doux,
Croire, remercier confusément les choses,
Vivre sans reprocher les épines aux roses,
Être enfin un bonhomme acceptant le bon Dieu.
Ô printemps ! bois sacrés ! ciel profondément bleu !
On sent un souffle d'air vivant qui vous pénètre,
Et l'ouverture au loin d'une blanche fenêtre ;
On mêle sa pensée au clair-obscur des eaux ;
On a le doux bonheur d'être avec les oiseaux ...

Extraits de Après l'hiver - Victor Hugo

 

 

 

Charles Trenet : Tout ça c'est pour nous

  Extrait du Film "La romance de Paris", 1941

 

 

 

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À la rencontre du printemps

Cheveux au vent
Tambour battant,
Allons-nous-en,
A la rencontre du printemps.

Des arbres, des toits, des auvents,
Il pleut des milliers d'hirondelles.
Le soleil verse sur les champs,
De pleins paniers de fleurs nouvelles.

Cheveux au vent,
Tambour battant,
Allons-nous-en,
A la rencontre du printemps.

Prenons nos trompettes gaiement
Et sonnons la mort de l'hiver.
La terre est comme un agneau blanc
Dans les bras nus de l'univers.

Cheveux au vent,
Tambour battant,
Allons-nous-en,
A la rencontre du printemps.

Maurice Carême

 

 

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Green (Extrait)

Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches,
Et puis voici mon coeur, qui ne bat que pour vous.
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches
Et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux ...

Paul Verlaine (1844-1896)

 

 

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Printemps

C'est dans le ciel clair
Un sifflement d'ailes,
Les roses nouvelles
Frissonnent à l'air
Bourdonnant d'abeilles.

Le soleil léger
Caresse les feuilles.
Ah ! que tu le veuilles
Ou non, va, chargé,
Du fruit de tes veilles.

Mais sois ingénu
Comme cette brise
Qui souffle et te grise
D'un philtre inconnu !

Francis Carco, 1913

("La Bohème et mon cœur" - Éditions Albin Michel)

 

 

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L'hirondelle au printemps

L'hirondelle au printemps cherche les vieilles tours,
Débris où n'est plus l'homme, où la vie est toujours ;
La fauvette en avril cherche, ô ma bien-aimée,
La forêt sombre et fraîche et l'épaisse ramée,
La mousse, et, dans les nœuds des branches, les doux toits
Qu'en se superposant font les feuilles des bois.
Ainsi fait l'oiseau. Nous, nous cherchons, dans la ville,
Le coin désert, l'abri solitaire et tranquille,
Le seuil qui n'a pas d'yeux obliques et méchants,
La rue où les volets sont fermés ; dans les champs,
Nous cherchons le sentier du pâtre et du poète ;
Dans les bois, la clairière inconnue et muette
Où le silence éteint les bruits lointains et sourds.
L'oiseau cache son nid, nous cachons nos amours.

Victor Hugo ("Les contemplations")

 

 

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Dis, ça fait combien de temps
Que tu n'as pas vu un peuplier
Une fleur des champs ?
Si tu as quelques chagrins
Pour les oublier il y a toujours une gare, un train
Change de ciel, viens voir la terre,
Voir le soleil et les rivières

Viens à la maison y a le printemps qui chante
Viens à la maison tous les oiseaux t'attendent
Les pommiers sont en fleurs
Ils berceront ton cœur
Toi qui es tout en pleurs
Ne reste pas dans la ville
Viens à la maison y a le printemps qui chante
Viens à la maison tous les oiseaux t'attendent
Près des grands étangs bleus
Et dans les chemins creux ...

Claude François (Extrait)

 

 

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Bonjour Monsieur Printemps

Ce matin un petit bonhomme
Visage frais comme un bonbon
Portant un bel habit vert pomme
Est arrivé dans le vallon.
C'est pour le saluer peut-être
Qu'aussitôt monsieur le Soleil
Avec tous ses rayons vermeils
A mis le nez à la fenêtre
Alors par les prés et les bois
Tous les petits enfants
Chantèrent à la fois :

Bonjour, bonjour monsieur Printemps
A la grand route des nuages
Avez vous fait un beau voyage
Et qu'apportez vous si content ?
Je vous apporte le beau temps,
Mes enfants,
A répondu monsieur Printemps.

Comptine

 

 

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     http://s3.amazonaws.com/artspan_com_member_content/member/kevmiles/500/118703.jpg

 

Vous trouverez toutes les références des peintures et des photos (titre et artiste) en pointant la souris sur l'image 

 

 

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Published by Clairedelune - dans Nature en poésie
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commentaires

Apo 08/02/2016 17:49

C'est cool d'avoir mis des images mais si on pouvait avoir le nom du tableau plus l'auteur ça aiderai beaucoup pour les cours ...

Clairedelune 10/02/2016 21:57

Bonjour Apo,

Comme indiqué en haut et à droite de mon blog, lorsque l'on pointe la souris sur l'image, on peut voir le titre de la toile et le nom de l'auteur, dans la plupart des cas ... J'espère que cet article vous sera utile !
Cordialement,
Clairedelune

Catherine 14/03/2013 12:05


Votre blog est magnifique !


Catherine 31 ans

Clairedelune 15/03/2013 16:32



Merci pour ce commentaire, Catherine ! Je suis toujours touchée lorsque l'on apprécie mes articles et c'est tellement motivant pour continuer ...



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